Fatigue mentale : 5 raisons qui te lessivent alors que t’as rien fait d’intense
Pffff encore une journée où j’ai rien foutu…
(ça, c’est ce que tu crois 😉)
Tu la connais cette sensation d’être vidée de toute énergie, au bout de ta vie, quasi en PLS. Et pourtant, ce sentiment persistant que t’as rien foutu…
Tu n’as rien fait d’intense, ni avec ta tête, ni avec ton corps, et pourtant, tu as l’impression qu’un rouleau compresseur a fait des allées et venues sur toi. Oui, l’image est curieuse, tu serais donc une galette 🤣
Tu es épuisée. Mais vraiment.
Et tu sais sûrement déjà ce que je vais te dire mais je le dis quand même : la fatigue mentale n’a rien à voir avec ce que tu fais de tes journées, tes actions quoi.
Elle trouve naissance dans le grand huit intérieur qui occupe ton cerveau et qui tourne en continu même si tu ne fais rien. Tu penses que quand ton corps est posé tranquille sur le canap’, tu récupères. Alors physiquement oui, mais mentalement, c’est une tout autre histoire.
Aujourd’hui, je t’emmène explorer les coulisses de cette fatigue mentale, invisible et pourtant bien là. Tu vas comprendre pourquoi tu es à plat même les jours light.
Lest’s gooooo !
Fatigue mentale : 5 raisons qui te lessivent alors que t’as rien fait d’intense
ou pourquoi t’es naze même les jours où t’as pas décollé du canap’ 🙄
Ton cerveau bosse même quand tu crois qu’il est en mode avion
Si tu es comme moi, tu te dis peut-être de temps en temps, voire régulièrement (🙈) : « j’ai rien foutu aujourd’hui ».
Et tu dois aussi savoir que c’est faux. Même si ton corps est immobile, ton cerveau, lui, est en perpétuelle activité. Il ne s’arrête jamais et c’est lui qui te rappelle ce que tu dois faire demain, le message auquel tu n’as pas répondu, ce que tu devrais poster sur les réseaux, ta liste de courses, le kimono de ton petit dernier à laver, etc.
Donc, pendant que tu te dis « je vais me reposer en regardant une série sur Netflix », ton cerveau continue à pédaler (parfois dans la semoule ok !). Contrairement à ce que tu peux penser, il n’est pas en mode avion.
Et à force, tu as de plus en plus de charge mentale qu’on appelle aussi fatigue mentale. Ton cerveau, il n’a pas besoin de courir un marathon pour être vanné, il est capable de s’épuiser tout seul.
Et ne t’inquiète pas, on est toutes logées à la même enseigne. Tu fais rien d’intense mais t’es cramée quand même.
Tu peux tenter la méditation, le yoga, la marche en pleine nature, tout ce qui peut ressourcer la bécane. Ce n’est pas une fatalité que d’avoir de la fatigue mentale, heureusement 😅
Les micro-décisions te vident autant qu’une grosse journée
Les micro-décisions sont des trucs dont on parle peu. Pourtant, ça fait partie de notre quotidien et c’est beaucoup plus épuisant que ce qu’on pourrait croire.
La moindre chose que tu te demandes (aussi bête que est-ce que je range le fromage sur la 2ème ou la 3ème étagère du frigo) produit une micro-décision. Et on en prend des centaines chaque jour (peut-être même des milliers, j’ai jamais compté !)
Je te donne des exemples :
- est ce que je réponds maintenant ou après ?
- est-ce que je me pose ou je range ?
- est-ce que je bosse ou je culpabilise de ne pas bosser ?
- est-ce que je commence par le design ou la rédaction ?
Et chacune de ces questions engendre des micro-choix qui défonce ta réserve énergétique quotidienne. C’est ce qu’on appelle la fatigue décisionnelle, qui fait entièrement partie de la fatigue mentale.
Elle a tendance à carrément prendre ses aises les jours où tu manques de clarté. Parce que tu hésites, tu ne sais pas ce que tu dois faire, en fait, ça pourrait ressembler à un buffet à volonté des questions.
Et c’est à ce moment-là que tout se mélange et où plus rien ne te semble évident.
Moins tu structures, plus tu t’épuises. C’est mathématique (et vicieux bien sûr, sinon ça ne serait pas drôle…)
Pour « contrer » cette fatigue mentale facilement, tu peux t’appuyer sur la méthode des 5 secondes de Mel Robbins. Il te « suffit » de compter à rebours 5-4-3-2-1 et de prendre ta décision. Après, c’est fait. Bonne ou mauvaise, on ne revient pas dessus.
Je dirais que ça ne coûte rien de tester 😉
Le repos passif ne recharge PAS ta tête (seulement ton corps)
On pourrait croire que le simple fait de se coller dans le canapé devant une série, un film ou simplement scroller sur Instagram pourrait faire redescendre ton taux de fatigue mentale.
En fait, non. Toutes ces choses anodines continuent à stimuler ton cerveau, qui va peut-être faire des associations avec quelque chose que tu as lu ou un email que tu as oublié d’envoyer. Mais, en aucun cas, il ne prend du repos.
Ce n’est pas pour rien que tous les spécialistes du sommeil nous conseillent de ne plus nous coller devant des écrans au moins 1 heure avant d’aller se coucher. Et si tu as des doutes, fais l’expérience. Passe 30 à 45 minutes à regarder des vidéos sur Insta avant de dormir, tu verras que tu auras plus de mal à trouver le sommeil que si tu avait fait quelques exercices de respiration avant d’aller te coucher.
Tu n’as pas forcément besoin d’un week-end de silence dans un monastère. Tu as juste besoin de quelques minutes SANS stimulation pour que ton cerveau respire et reprenne sa belle couleur rose ! (il paraît, j’en ai jamais vu des vrais 🤣)
L’important est de vraiment traiter ton énergie comme un réservoir qui se vide plus ou moins vite en fonction de ce que tu fais. Et si la fatigue mentale s’installe, c’est qu’il ne reste que des vapeurs dans ton réservoir.
Et pour que tu puisses éventuellement comprendre comment ton énergie fonctionne vraiment, je t’encourage à faire le quiz ci-dessous qui te permettra de découvrir ton chronotype (ton mode de fonctionnement)⬇️
L’heure du quiz Chronotype 🐬🦁🐻🐺
Tu confonds repos et fuite (et ton cerveau le sait)
Dans nos vies trépidantes d’entrepreneuse, il arrive aussi qu’on se mette à fuir certaines choses, surtout celles qui nous pèsent ou nous font carrément chlassir…
Dans ces moments-là, on se dit qu’on va se reposer… donc hop, on dégaine le plaid, on s’installe sur le canapé et en avant Netflix pour 1 épisode de notre série favorite. Puis 1 autre. etc.
Après, on range 2-3 trucs. On scrolle un coup sur Insta ou Facebook. On passe un coup de fil.
Mais pendant ce temps, notre pote cerveau n’oublie rien. Il n’est pas en train de glander. Il se souvient pour pouvoir te rappeler ce que tu n’as pas fait.
Et ça, putain, c’est épuisant. Pendant qu’on se disperse dans des micro-évitements, le cerveau carbure plein gaz pour rester sur le qui vive jusqu’à ce qu’on ait fait ce qu’on fuit.
Je suis une grande adepte du pourquoi (si je ne dois poser qu’une question, tu peux être sûre que c’est celle-là !) et quand je suis dans ces moments de simili-repos pour échapper à mes tâches, je me demande pourquoi je bloque tellement. Bien souvent, ce sont des raisons futiles ou au contraire une action qui va me demander de l’effort (par exemple, dire non à quelqu’un que tu as reçu en entretien d’embauche, c’est toujours hard).
J’essaye alors d’appliquer encore une fois la méthode de Mel Robbins pour cette fois me forcer à passer à l’action.
Je sais à quel point la fatigue mentale peut être pesante et j’essaye au maximum de ne pas lui laisser la chance de s’installer durablement…
Conclusion : la fatigue mentale, le caillou dans la chaussure



