Tu ne vendras jamais avec assurance si tu joues un rôle. Répète !
J’ai longtemps cru que pour vendre, il fallait jouer la boss.
Regarder droit dans la caméra, faire des gestes assurés, afficher des chiffres, “prouver” que j’étais une entrepreneuse sérieuse.
Le hic ?
Je ne m’y croyais pas moi-même. Et ça se voyait.
Si cela fait déjà quelques temps que tu me suis, tu sais que je suis toujours en train de rire, que m’amuser fait partie de mes valeurs fondamentales et que si tu me donnes le choix entre L’opération Corned Beef et The Grudge, je voterai toujours pour celui qui va me faire marrer !
C’est comme ça. C’est qui je suis et ça fait tellement longtemps que je ne pense plus pouvoir changer ! En ai-je seulement envie ?
De l’imposture à la posture de dirigeante
Ce que je faisais avant (et qui ne marchait pas)
Avant, je préparais chaque prise de parole comme si j’allais monter sur scène et que ma vie en dépendait.
Je préparais des scripts sur post-it pour les avoir à portée de main ou si c’était un enregistrement vidéo, je recommençais jusqu’à ce que ce soit « parfait » (selon mes standards…).
Je choisissais un ton “pro” (tu sais, celui qu’on te colle dans tous les programmes business).
Je faisais ce qu’on m’avait dit de faire : des preuves sociales, des CTA, des arguments d’autorité.
Mais à l’intérieur ?
Je sentais que je surjouais.
Je n’étais pas dans une posture de dirigeante… En tout cas, pas dans MA posture ! J’avais l’impression d’être déguisée, de jouer un rôle et en plus d’être mauvaise !
Acteur, c’est un métier, un vrai. Il ne suffit pas de réciter bêtement ton texte, ça serait trop simple. Il faut y mettre de l’émotion, de l’expression, une connexion. Mais un acteur, on lui apprend à faire ça.
Perso, je me sentais comme jetée dans la fosse aux lions en priant pour qu’ils prennent ma tenue de dompteuse pour une réalité…
Bref, ça marchait pas. Enfin, ça avait l’air mais à quel prix. L’impression de vendre mon âme au diable pour ressembler au cliché de la « girlboss »…
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Ce que ça me coûtait (invisible mais bien réel)
Je me sentais en décalage. Avec moi pour commencer et avec mes clientes.
Avoir une posture de dirigeante, c’est pas comme le métier d’acteur ! Y’a pas d’école pour ça ! Seule l’expérience permet de la trouver.
Jusqu’à ce que j’incarne enfin la mienne, j’attirais des personnes qui voulaient des résultats rapides sans un vrai travail de fond. Mais ce n’est pas comme ça que je travaille. Mon objectif, c’est pas de te coacher penddant toute ta vie, mais c’est de te guider pour que tu sois capable de passer à l’action, te mettre en mouvement et atteindre les tiens. Et ça passe par un travail (un peu chiant c’est vrai 😂 mais tellement riche) d’introspection, de réflexion.
Donc ça me coûtait une énergie folle pour finalement me rendre compte je n’était pas du tout alignée avec ce qu’attendaient les prospectes. Et de la frustration bien sûr…
Sans oublier, que je me fatiguais à chaque publication, à chaque live. J’avais tellement l’impression d’être à côté de mes pompes.
D’ailleurs J’ÉTAIS à côté de mes pompes !
Syndrome de l’imposteur ? Peut-être oui, surtout quand tu joues un rôle…
Mais le plus important : je n’avais pas trouvé la manière (ou le courage) de revendiquer ma propre posture.
Le jour où j’ai décidé d’arrêter de “prouver”
C’est en assistant à un challenge LinkedIn sur 4 jours que j’ai enfin compris certaines choses.
La première, c’est que je suis légitime donc exit le syndrome de l’imposteur. Premier ajustement sur ma posture de dirigeante : c’est mon business, mon kiff, mes offres et mon positionnement. À quel moment je ne serais pas légitime alors que c’est ce que j’ai créé ? (sérieux, des fois, je me bottrais bien le 🍑 si j’avais pas peur de me vriller le genou 😂).
Puis, j’ai commencé à raconter mes propres expériences. Sans filtre. J’ai même mis des photos de moi ! Pfiou ! Et en fait, ça, ça crée du lien avec les bons futurs clients. Ils voient à qui ils ont affaire. Y’a plus de masque !
Alors, sans tomber dans l’arrogance, je sais que je n’ai pas besoin de prouver ma valeur. Je la véhicule dans ma posture. Sans effort, puisqu’elle est mienne !
Je ne crois pas au « Fake it until you make it » (si tu parles pas angliche, ça veut dire « fais semblant jusqu’à ce que tu y arrives). Faire semblant, ça épuise. Et puis, la seule chose que ça prouve vraiment, c’est que t’es capable de faire semblant.
Et ça, ce n’est pas le message que je veux faire passer.
Dans ma posture de dirigeante, il n’y a pas de filtre, c’est du brut de décoffrage, toujours bienveillant, beaucoup d’humour pour dédramatiser des situations stressantes et une vraie implication. Je laisse le flan aux autres !
Ce que tu peux retenir pour toi
Histoire de bien enfoncer le clou !
Ta posture de dirigeante ne vient pas du chiffre d’affaires que tu fais. (Même si l’incarner complètement peut impacter positivement ledit CA !)
Ni du nombre de tes certifications, de tes diplômes, de tes titres, etc.
Ni de ta capacité à pitcher en 2 minutes (même si ça peut t’aider au quotidien évidemment !)
Ta posture vient de ta capacité à assumer pleinement ce que tu es, ce que tu portes, ce que tu crois. Ce qui est génial là-dedans, c’est que personne ne peut te l’enlever puisque c’est de toi dont il s’agit.
Pas à pas.
Expérimentation après expérimentation.
Avec bienveillance. Et conviction.
Et là, ça change carrément le tempo. Tu ne perds plus ta préciseuse énergie à jouer un rôle, tu peux communiquer sans peur d’être jugée (ou en tout cas sans que le regard des autres puissent te blesser ou te diminuer), tu prends conscience de ta valeur et de ce que tu peux apporter et surtout, tu reprends confiance en toi.
Alors, attention quand même, ce n’est pas un processus d’une nuit. Ce n’est pas parce que tu décides d’incarner ta posture de dirigeante que demain matin, première heure, tu vas rayonner de ton nouveau toi ! Ça demande du boulot, de la réflexion, de la conviction et de la patience.
Mais promis, le jeu en vaut la chandelle alors penses-y ! Prête à tomber le masque pour te bon ?
Les quelques mots de la fin