Je le ferai ce week-end.
Cette petite phrase qui te déculpabilise et te donne l’impression d’avoir une journée (ou 2) de plus pour venir à bout de ta todo… C’est réconfortant, n’est-ce pas ? Innocent même !
Et c’est le genre de carte Joker que je sortais chaque fois que j’arrivais pas au bout de ce que j’avais prévu la semaine. Genre, chaque semaine 😏 En fait, j’enquillais des semaines de 7 jours tranquillou billou comme si c’était la norme. Et j’en avais même fait un point de fierté, genre « moi, je bosse toute la semaine » !
Sauf que, tu t’en doutes, ben c’est loin d’être la norme. Parce que :
- Temps pour moi ?
- Temps avec ma famille ?
- Temps de repos ?
- Temps de kiff ?
Ben tout ça, c’était aux abonnés absents.
À force de sortir mon Joker week-end pour taffer, ben je passais à côté de ma vie perso. Et ça, je te l’ai assez répété, c’est pas comme ça que ça marche !
Allez avec moi : « Ton business au service de ta vie perso. Jamais l’inverse. »
Voilà, c’est bien !
Rattraper son planning le week-end : le piège qui m’a épuisée
Quand le week-end devient une extension masquée de la semaine
Dans la théorie, je bossais du lundi au vendredi. Genre comme tout le monde quoi !
Dans la pratique, je faisais mes sauvegardes le samedi matin, j’écrivais les posts pour les réseaux sociaux, je réfléchissais à de nouvelles idées d’offres ou de contenus. Le dimanche, je faisais ma newsletter, je mettais à jour mes publications Pinterest, je regardais mes analytics, etc.
À la base, j’avais fait ça juste avant une période de vacances. On partait le lundi après-midi dans la famille donc il fallait que tout soit prêt pour la semaine suivante. Ok, quand c’est exceptionnel pourquoi pas…
Et puis, je me suis rendue compte que quand il y avait des trucs que je n’avais pas le temps de faire pendant la semaine, je me disais souvent que je pourrais profiter du samedi ou du dimanche (juste un peu) pour me mettre à jour.
Et petit à petit, j’ai commencé à faire le newsletter le dimanche après-midi, vu qu’elle est censée partit chaque dimanche à 17h30, et puis tant qu’à faire, si je préparais quelques posts…
Et voilà comment je suis devenue une adepte du « rattraper son planning le week-end« …
Le week-end n’était plus un espace de repos, de ressources, de bon temps. C’était juste devenu 2 jours de taf de plus dans ma semaine… Pas bien Deadpool 😤
Tu gères ton temps… ou c’est lui qui te gère ?
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Le faux pouvoir du “je me rattraperai plus tard”
C’est un réflexe à la fois confortable et vicieux.
En fait, tu restes « en contrôle ». Enfin tu crois. Tu ne dis pas non, tu ne renonces pas, tu décales simplement. Après tout, un planning, c’est flexible, pas vrai ?
En plus, tu décales ta culpabilité aussi. Parce que tu sais que ce que tu ne fais pas pendant la semaine, ben, c’est pas grave tu le feras samedi ou dimanche.
Sauf que rattraper son planning le week-end, ça t’empêche de te recharger. Et un jour, la culpabilité professionnelle que tu as soigneusement déplacée, ben tu la prends en pleine poire quand ton p’tit mari te dit « tiens et si on allait au restau aujourd’hui ? ». Tu dis non parce que t’as pas fait ta newsletter. Et tu te rends compte que tu passes à côté de ce qui compte vraiment.
Tu n’as pas le pouvoir en vrai. Tu es complètement esclave de ce foutu planning.
À cela tu ajoutes les bons arguments « c’est plus calme le week-end », « je ne reçois pas d’e-mail », « je suis moins distraite », etc. , je peux t’en faire une liste longue comme le bras.
Et tu sais pourquoi ? Tout simplement parce que LE RESTE DU MONDE EST EN WEEK-END et toi, tu continues à carburer comme si de rien n’était !
Je vais plus loin en te disant que ce que tu fais pendant le weekend une fois que tu t’es rendue compte que tu avais passé ta vie perso à la trappe, ben c’est blindé de culpabilité et je peux t’assurer que ça transpire dans ce que tu produis.
Alors, si t’as pas le temps de tout boucler dans la semaine, c’est qu’il faut peut-être que tu prennes ton planning à bras le corps pour voir ce qui déconne dans tes 5 jours de travail. C’est forcément là que tu peux faire des ajustements.
Ce que ça m’a coûté : ma récupération et mon plaisir
Il paraît que Confucius aurait dit :
“Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.”
Je le mets au conditionnel parce que les avis sont partagés quand à son origine.
Quoi qu’il en soit, je ne suis pas fondalement d’accord avec ce proverbe car même si tu adores ce que tu fais, il y a forcément des aspects qui te gonflent ! Donc non, ce n’est jamais 100 % fluide.
De plus, quand on est constamment débordée même par ce qu’on aime et qu’on tombe dans le piège de bosser le week-end, on n’a plus le temps de se ressourcer. Et je pense te l’avoir déjà dit, ton cerveau a parfois besoin qu’on lui foute la paix pour créer. Si tu ne lui donnes pas l’espace nécessaire, tu es juste en mode automatique du lundi au dimanche.
Et bien sûr, conséquence directe : ben le lundi, t’es crevée. À aucun moment, tu n’as profité de la vie, laissé ton cerveau vagabonder, passé du bon temps avec tes proches. Nada.
Et ne me sors pas l’idée que tu n’as qu’un chat et ton travail dans la vie ! Avant d’être l’entrepreneuse à succès que tu es, tu es une personne avec des passions, des envies et des loisirs.
Moralité : Rattraper son planning le week-end, ça équivaut à fermer la porte à la vie perso. Et c’est toujours Non !
Aujourd’hui : je prévois moins, je vis mieux
Je prévois en tout cas toujours de ne rien faire le week-end. Ce n’est plus la poubelle de mon planning !
Dit comme ça, ça a l’air carrément brutal. Et pourtant, c’est exactement ce que c’était : une décharge à “je le ferai plus tard”.
Quand je vois que le jeudi arrive et qu’il y a encore pas mal de trucs que j’avais prévu les 3 premiers jours et qui sont toujours en attente, je prends l’une de ces décisions :
- Je décale intelligemment si c’est vraiment important
- Je regarde ce que j’ai prévu sur les 2 derniers jours de la semaine et s’il y a des choses à repousser sans conséquences, je décale
- Je remets le retard en question. Pourquoi je ne l’ai pas fait ? C’était pas important ? J’avais pas envie ? J’avais dit oui au lieu de non ?
Et ça glisse beaucoup mieux. Un planning, c’est fait pour être flexible, c’est vrai. Mais c’est surtout fait pour que tu puisses accomplir les choses qui ont du sens pour toi et qui te nourrissent.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ne pas rattraper son planning le week-end rend plus efficace, pas moins.
Tout simplement parce qu’on a profité de ces 2 jours de repos pour…bah, se reposer tiens !
Les quelques mots de la fin