Quand tu deviens entrepreneuse, tu crois que tu as signé pour la liberté.
La réalité ? Pas forcément celle que tu croyais 😬
Ta liberté arrive accompagnée par un certain nombre d’invités surprises !
Pour n’en citer que quelques uns :
- L’inquiétude ou l’anxiété selon le degré
- Le besoin d’apprendre à t’organiser seule et à gérer tes priorités et ton temps
- Ces bonnes vieilles croyances limitantes qu’on appelle aussi pensées limitantes. Mais si, tu sais bien, celles qui t’épuisent, celles qui te font douter, celles qui te collent au cerveau comme un chewing-gum à tes Converse préférées…
Je les ai toutes expérimentées à un moment ou à un autre de ma vie entrepreneuriale. Même encore aujourd’hui, il y a quelques irréductibles comme un certain village gaulois !
Aujourd’hui, j’en ai sélectionnées 5 qui flinguent ton mindset et surtout, je t’explique comment les dézinguer !
Lets’s goooooo !
Les 5 pires croyances limitantes de l’entrepreneuse
« Je dois tout faire moi-même pour être légitime »
Parce que « demander de l’aide, c’est pour les lâches » 🙄
Quand tu deviens entrepreneuse, il arrive parfois que tu n’aies pas le soutien de ton entourage ou que tu veuilles te prouver à toi-même que tu es capable. (hello syndrome de l’imposteur !)
Dans ce cas, une seule solution s’impose à toi : la cape de la superwoman ! Et toutes les petites phrases assassines qui vont bien si tu ne tiens pas le rythme.
Tu as déjà remarqué à quel point on pouvait être de vraies peaux de vache avec nous-même ? On oserait pas parler comme ça à une autre personne, je suis sûre que tu ne diras pas le contraire…
En réalité, demander de l’aide, c’est se faire un cadeau : se faire le cadeau de pouvoir travailler dans sa zone de génie pendant que quelqu’un d’autre va travailler pour toi dans la sienne.
C’est sûr, tu vas me dire que quand on commence, on ne peut pas toujours déléguer. Mais demander de l’aide, ça ne veut pas uniquement dire déléguer des tâches. Tu peux aussi envoyer un email à ton réseau en lui demandant de te recommander autour de lui, ça limite tes obligations de prospection.
Tu peux aussi « troquer » tes compétences contre celles des autres, tu gagneras toujours du temps.
Simplement, passer un coup de fil à une copine pour avoir un avis extérieur, c’est aussi demander de l’aide.
Et puis, il y a tout un tas de ressources que tu peux utiliser pour ne pas devoir tout faire toi-même. En plus, le seul domaine dans lequel tu dois vraiment te sentir légitime, c’est ton cœur de métier.
Si tu es graphiste par exemple, en quoi ne rien savoir de la compta remettrait ta légitimité en cause ? 🤔
Mon conseil : intègre déjà le fait que personne ne te demande de tout connaître sur tout ! Définis les limites de ta légitimité à ton cœur de métier. Tu verras, ça ira déjà bien mieux !
Un petit quiz qui va déjà te donner de grandes indications !
Tu gères ton temps… ou c’est lui qui te gère ?
En 3 minutes, découvre ton profil et ce qui te coûte (ou te booste) vraiment.
« Si je ralentis, je vais me planter »
Ma première réponse à ce constat : pourquoi ?
En quoi ralentir te ferait planter ? Ta boite, c’est toi. Tu ne peux pas être au taquet H24. Tu as droit à du temps libre, des heures de sommeil, des week-ends et des vacances.
Tu as aussi le droit d’avoir des jours « sans » : pas bien dormi, maladie, SPM, baisse de moral.
L’une de nos pires croyances limitantes, c’est d’oublier que nous ne sommes que des humaines !
Alors, je vais te mentir, il y a des moments où il faut être au taquet, mais ralentir fait aussi partie du process pour se ressourcer. Ton cerveau est une formidable machine (doublée d’une feignasse 🤣) mais il a besoin de souffler pour continuer à créer, réfléchir, innover.
De plus, avoir la tête dans le guidon risque de te conduire prématurément au burnout (je le sais, hélas, par expérience) et je peux t’assurer que dans ce cas, ralentir, voire t’arrêter, sera ta seule option…
Mon conseil : planifie aussi des moments off dans ton agenda. Ralentis quand tu sens que tu tires trop sur la corde. Tu le sentiras forcément même si tu auras tendance à ignorer les messages que tu chuchotes ton corps. Je peux te dire que les douleurs cervicales, les migraines à répétition, la perte de mémoire, la recherche de tes mots en plein milieu d’une phrase sont les quelques symptômes que tu dois ABSOLUMENT écouter.
En plus, icing on the cake, quand tu ralentis, tu récupères de l’énergie et de la créativité, c’est donc ta meilleure solution anti-plantage !
« Mon chiffre d’affaires = ma valeur »
Celle-là, sérieux, elle mérite la palme des croyances limitantes de l’entrepreneuse…
Pour bien illustrer ça, quoi de mieux que de prendre mon propre exemple 😒
L’année 2025 a été pour moi (et nous ne sommes qu’en septembre) un véritable challenge. Niveau perso, nous avons subi 2 décès, la perte aussi de notre furet, le mariage de mon fils et tous ces petits aléas qui composent le quotidien. Niveau business, j’ai pas arrêté de me chercher jusqu’à très récemment (genre août…) donc forcément, communication bancale, prospection plutôt non concluante, CA dans un état catastrophique (mais vraiment… moins de 10 K€ l’année 😫), bref, la merde !
Pour autant, ma valeur n’a rien à voir avec mon CA. Le CA, c’est juste un chiffre, un indicateur parmi d’autres, mais il ne doit jamais être lié à ta valeur. Un chiffre peut monter, descendre, stagner, mais toi tu restes la même personne, avec les mêmes compétences, la même expérience et la même capacité à rebondir. Réduire sa valeur à son chiffre d’affaires, c’est comme réduire un livre à son prix de vente : ça n’a aucun sens et ça ne reflète pas la richesse qu’il contient.
Ton CA ne donne aucune indication sur ta créativité, l’impact que tu as auprès des autres, ta capacité de réflexion, etc. Alors, pitié, ne mélange pas tout !
Ta valeur, c’est toi. Elle est interne. Elle vient de tes tripes. Ne la ramène pas à un chiffre. Jamais.
Et si tu doutes encore, souviens-toi que les plus grandes réussites se sont souvent construites après des périodes creuses. Le CA fluctue. Ta valeur, elle, est non négociable.
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(et c’est gratuit !)
« Je dois être partout, tout le temps »
Encore l’une des croyances limitantes que j’ai combattue avec acharnement ! J’ai des comptes sur presque tous les réseaux sociaux et je me suis longtemps épuisée à créer du contenu pour chacun d’entre eux.
Juste pour que tu vois l’étendue des dégâts : un compte Facebook perso que j’utilise aussi en pro, une page Facebook, un compte Instagram, un compte LinkedIn, un compte Pinterest, un compte Tik Tok.
Donc, déjà tout ça à alimenter au moins 3 fois par semaine + aller commenter, interagir, créer de la connexion !
À ça, tu ajoutes mes 2 piliers écriture que j’adore : le blog (ici) et la newsletter.
Tu imagines un peu à quoi ça pouvait ressembler d’être partout et tout le temps ? Autoroute vers la démotivation absolue, l’insatisfaction, la frustration, la culpabilité si j’y arrivais pas et bien sûr, une rechute de burnout, jamais cachée trop loin et toujours à l’affut d’un « elle va replonger » (non non !)
Pour des résultats finalement vachement mitigés ! Donc, j’ai fait ce que je sais faire de mieux : trancher dans le vif ! J’ai passé ma page Facebook et mon compte Instagram en vitrine, mais je n’alimente plus. J’ai viré Tik Tok et mon compte perso Facebook, bah, c’est quand ça me chante, en mode total freestyle !
J’ai donc gardé ce que j’aime le plus (blog et newsletter) et ce que j’aime le moins (LinkedIn) ! Pinterest, c’est plus pour le plaisir d’habiller mes articles et mine de rien, ça ramène du trafic et c’est pas beaucoup d’efforts !
Mon dernier conseil : choisis 1 ou 2 réseaux en fonction de ce que tu en attends. Mais ne cherche pas à être partout. Soit, tu vas tout dupliquer et les personnes qui te suivent sur différents canaux vont voir passer les mêmes posts partout, soit tu vas te cramer à essayer de faire toujours quelque chose de différent pour chacun.
Définis ton ou tes objectifs. Et tiens la barre pendant au moins 4 mois (il paraît que c’est la moyenne sur LinkedIn par exemple).
Conclusion : Les croyances limitantes de l’entrepreneuse, ce n’est ni une fatalité, ni une malédiction !