Oui, je sais, l’entrée en matière est brutale… Parce qu’en fait, chaque entrepreneuse sabote son agenda elle-même, comme une grande.
Je te vois hausser les sourcils parce que tu penses que ton agenda est animé par une volonté propre qui est de te pourrir la vie et tu crois que tu t’es fait « avoir » par ton planning !
Et je ne te parle pas de petites erreurs qu’on fait toutes, un oubli, une deadline qu’on a pas noté donc on est en mode « rush de dernière minute ». Non, non, je te parle de crimes organisés pour défoncer ton temps et ton énergie.
Mais si, tu vois très bien de quoi je veux parler : tu planifies n’importe comment, tu bourres les cases, tu fais du Tetris avec ton Google Calendar (sauf qu’il n’y a jamais de blocs complets qui disparaissent…)
Et le plus beau ? Tu t’étonnes d’être en PLS le vendredi soir (dans le meilleur des cas !)
Et pendant que tu y es, tu continues à accuser ton agenda. Comme si c’était lui le mafieux et toi la pauvre victime. Alors qu’en réalité, c’est toi qui as mis la tête de ton énergie sur le billot, sourire aux lèvres.
Avoue-le : tu n’as jamais vraiment appris à planifier pour toi. Tu planifies pour “tenir”, pour “cocher”, pour “faire comme il faut”… et tu finis lessivée avant même d’avoir pu savourer ton lundi matin.
Tu veux savoir si tu es coupable ?
Je te décris 5 façons de flinguer son agenda avant même que la semaine ait commencé. Combien de cases coches-tu ?
Saboter son agenda ou comment flinguer sa productivité (et son énergie)
Planifier comme si tu étais une machine (oups, tu n’en es pas une…)
Tu te prends pour une responsable de prod’ avec des objectifs intenables. Mais ton agenda n’est pas une industrie qui fonctionne 24/7.
Tu enchaînes 8 blocs de temps d’affilée, sans pause comme si tu allais carburer non stop avec le même niveau d’énergie. 2ème oups : ça ne marche pas comme ça !
En faisant ce genre d’erreurs, tu te retrouves complètement vidée dès le lundi soir, un filet de bave qui coule de tes lèvres et une forte envie de lobotomie, juste pour oublier…
Et là, attention : c’est l’engrenage.
Mardi matin, t’es déjà en train de courir après le retard accumulé. Tu squeezes la pause dej’, tu repousses ton verre d’eau “parce que t’es dans le flow” (en vrai, t’es juste en train de cramer).
Mercredi, ton cerveau carbure au café et à la volonté pure, mais tu sens que t’as déjà perdu 50 % de ta bande passante.
Sauf que… tu continues. Parce que “c’est prévu au planning” et que dans ta tête, ne pas tout cocher, c’est un crime passible de 25 ans sans dessert.
Le problème, c’est que tu as construit ton agenda comme si tu étais une machine : zéro marge, zéro respiration, zéro droit à l’imprévu.
Et devine quoi ? Ton corps et ton cerveau ne sont pas alignés avec cette version fantasmée de toi en mode Terminator de la to-do list.
Résultat : non seulement tu flingues ton énergie, mais en plus tu te sabotes… parce que les tâches faites en mode zombie sont souvent à refaire.
Moralité : un agenda plein n’est pas un agenda efficace. C’est juste un agenda suicidaire.
Tu gères ton temps… ou c’est lui qui te gère ?
En 3 minutes, découvre ton profil et ce qui te coûte (ou te booste) vraiment.
Dire “oui” à tout (même à ce qui t’épuise)
Tu connais le concept de « chaque fois que quelqu’un te demande quelque chose, tu arrives à trouver un créneau même si ça doit flinguer ta journée ? »
Oui ?
Bravo, c’est la meilleure des choses à faire pour saboter son agenda en moins de temps qu’il faut pour le dire…
Quand tu acceptes les sollicitations de tout le monde (et je te parle autant du perso que tu pro), c’est un peu comme si tu transformais ton planning en salle d’attente de gare un dimanche soir : bondé, bruyant et chaotique…
Je passe mon temps à le répéter : chaque fois que tu dis « oui » à quelqu’un, tu te dis « non » à toi-même.
Alors, attention, ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit : ne te transforme pas en machine à non !
Simplement, prends une toute petite pause de réflexion quand on te demande un truc « vite fait » : quels sont les impacts sur ta journée ?
Et souviens-toi, si c’est un petit oui, c’est en fait un grand non déguisé !
Parce que voilà ce qui se passe quand tu dis oui à tout :
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Tu passes tes journées à gérer les priorités des autres au lieu des tiennes.
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Tu te retrouves avec des “urgences” qui ne t’appartiennent pas.
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Tu finis ta journée avec l’impression d’avoir bossé non-stop… mais pour zéro avancement sur TES objectifs.
Et le pire ? Tu finis par en vouloir aux autres de t’avoir “volé” ton temps… alors que c’est toi qui as ouvert la porte et déroulé le tapis rouge.
Apprendre à dire non, ce n’est pas être égoïste.
C’est être lucide : ton énergie est une ressource limitée, et la dilapider dans des “petits services” te coûte beaucoup plus cher que tu ne le crois.
Laisser des “trous” que tu crois stratégiques
J’ai longtemps fait ça ! Je les appelais « rattraper le retard » ! Genre, j’avais déjà capté que ce que j’avais planifié ne tenait pas la route 😵💫
Et je suis sûre que tu fais la même chose même si tu ne les appelles pas de la même manière ! Tu te dis que c’est bien d’avoir du temps libre pour les pauses, ou les vrais imprévus mais tu finis par considérer ces blocs comme des fourre-tout que tu remplis de trucs complètement improbables.
Résultat : au lieu de souffler, tu termines la journée en ayant enchaîné “juste deux ou trois petites choses” qui se sont transformées en un marathon imprévu. Et là, tu te demandes encore pourquoi t’es crevée alors que, techniquement, t’avais “des pauses” prévues.
La vérité, c’est que ces trous ne sont pas stratégiques si tu ne les protèges pas. C’est comme avoir un coffre-fort… et laisser la clé dessus. Les imprévus, les sollicitations, les “tiens, ça prendra que 5 minutes” se faufilent dedans, et adios récupération.
Si tu veux qu’ils soient vraiment stratégiques, nomme-les et utilise-les pour ce que tu as prévu. Si tu as prévu une pause, fais-la, si tu as noté d’aller déjeuner avec ta meilleure amie en terrasse, note-le dans ton agenda et vas-y. Et si t’as prévu une heure de siesta, ne la remplace pas par une heure de scroll sur LinkedIn ou une heure de ménage 😏
Ce qui ne t’empêche pas de garder un chouille de flexibilité mais ça ne doit jamais devenir un numéro de funambule les yeux bandés.
C’est aussi l’une des manières de saboter son agenda, alors ne succombe pas à l’open bar des « trous au cas où » !
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Confondre “agenda” et “liste de souhaits”
On est pas sur Amazon et c’est pas bientôt ton anniversaire… Alors oublie le mode wish-list !
Je sais, peut-être que tu as fait des recherches et que tu as vu des agendas beaux comme des camions sur Instagram ou Pinterest, mais je peux t’assurer qu’à moins que tu n’aies vraiment pas grand chose à faire de tes journées à part les remplir de pastel et de « je voudrais », ils ne sont pas actionnables en matière de productivité.
(ce qui ne veut pas dire non plus que tu ne peux pas avoir un bel agenda, mais ça ne doit pas être le fil conducteur de ton cahier des charges).
Pour bien utiliser ton agenda, tu dois faire un petit exercice en amont en faisant la liste de tes objectifs, des tâches qui y sont liées et des deadlines (qu’elles soient imposées ou que tu les définissent toi-même) et seulement ensuite, passer à la planification.
Ton planning est au service de ta vie. Jamais l’inverse. Sois réaliste et ne planifie pas de « souhait », planifie des tâches liées à des objectifs. (Et si t’as vraiment du bol, peut-être que tu peux transformer tes souhaits en objectifs ! 🧠 et nous voilà en mode Inception ! Tu rêves que tu rêves)
Et surtout, arrête de croire qu’écrire “lancer ma formation”, “trouver 10 clientes” ou “changer le monde” dans ton agenda va les faire arriver par magie. Ce ne sont pas des tâches, ce sont des caps. Si tu ne les traduis pas en actions concrètes avec un timing clair, ton agenda reste juste un carnet de vœux pieux.
Un agenda bien utilisé, c’est une machine à concrétiser. Un agenda mal utilisé, c’est juste un joli cimetière de bonnes intentions.
À toi de choisir dans lequel tu veux passer tes journées.
Conclusion : arrête de te tirer une balle dans le pied !